(c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle
(c) Région Grand Est – Inventaire général
Le Protocole de décentralisation culturelle, conclu en 2001, entre l’État, la Région Lorraine et les quatre départements lorrains, prévoyait le cofinancement d’opérations d’Inventaire général, à parité, sur un programme défini en commun.
La loi de décentralisation du 13 août 2004, prenant acte de l’expérimentation menée dans le cadre des protocoles de décentralisation culturelle entre 2001 et 2003, a confié aux régions, par l’article 95, la conduite des opérations d’Inventaire. L’Inventaire général du patrimoine est devenue une compétence obligatoire de la Région Lorraine, et, depuis le 1er janvier 2016, de la Région Grand Est. Le partenariat entre le département de Meurthe-et-Moselle et la Région Grand Est s’est poursuivi.
Une série impressionnante de vols dans les églises de Meurthe-et-Moselle, commis entre 2004 et 2005, par des voleurs en bande organisée, se trouve à l’origine de cet inventaire thématique consacré à l’orfèvrerie religieuse catholique, dans les cantons qui n’avaient pas bénéficié d’un inventaire topographique. Les voleurs qui agissaient le long des grands axes routiers, connaissaient la valeur marchande des objets, et surtout, disposaient des liens nécessaires avec des professionnels du marché de l’art pour écouler immédiatement les pièces volées. L’enquête a mis en évidence le manque de documentation descriptive et photographique des pièces disparues. L’orfèvrerie ne constituait pas la seule cible des voleurs, aussi cet inventaire thématique a été étendu aux objets métalliques.
Ainsi, depuis 2008, le département de Meurthe-et-Moselle réalise cet inventaire thématique en partenariat avec le service régional de l’Inventaire du patrimoine culturel.
Cet inventaire thématique, décidé sous la pression de l’actualité, a mis en évidence des justifications à posteriori, les œuvres du 19e siècle n’ont souvent pas été vues lors des opérations de pré-inventaire. Le nombre des pièces produites par les d’orfèvres nancéiens et lorrains à la fin du 18e siècle et au du début du 19e siècle, a augmenté. La taille grandissante des paroisses, parfois plus de trente clochers, se traduit par des déplacements d’objets qui perdent leur valeur historique par rapport à une église ou une commune. En parallèle, l’entretien de plus en plus préoccupant des bâtiments par les communes propriétaires, s’inscrit dans un phénomène de sécularisation du patrimoine religieux. Cette étude thématique assure donc l’enregistrement de l’orfèvrerie et du mobilier métallique, ce patrimoine spécifique, commune par commune, et met à disposition des historiens ou historiens de l’art, comme des personnes intéressées par le passé de leur village, la vision globale de cet héritage.