© Région Grand Est – Inventaire général
De 1964 à 2006, le patrimoine juif a été pris en compte dans le cadre des opérations topographiques sans recherche spécifique. Le mobilier n’a généralement ni été recherché ni étudié. A partir de 2004, s’est posée en Lorraine la question du devenir des synagogues en cours de désaffectation, tant de l’édifice lui-même que des objets qui y étaient conservés.
L’étude « patrimoine juif » a été ouverte en 2006 en Lorraine puis étendue en Champagne-Ardenne en 2019. Dans un premier temps, l’accent a été mis sur le patrimoine qui courait le plus de risque de disparition : les objets et en particulier les mappoth et les livres mais aussi les synagogues désaffectées. Quelques cimetières ont été traités : Frauenberg ou Fegersheim par exemple.
La recherche toujours en cours s’attache à prendre en compte l’intégration de ce patrimoine dans le paysage bâti, les références stylistiques (orientalisme, néo-classicisme …), la diversité des édifices (écoles, synagogues, bains rituels, cimetières …), l’identification des influences culturelles (askhénase, sépharade, polonaise…), l’organisation de l’espace à l’intérieur de la synagogue (arche sainte, vestibule, tribune …), les usages et les objets de la synagogue et de la vie domestique y compris le patrimoine écrit.
A partir de 2024, une opération thématique débute sur le patrimoine juif en Alsace, en particulier sur l’architecture des synagogues. Elle est cofinancée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est. Elle prévoit la documentation de l’ensemble des synagogues alsaciennes dans la perspective de mesures de protection au titre des Monuments historiques.